Chers amis collectionneurs ,


 Si vous souhaitez acheter, vendre, échanger, estimer votre collection, n'hésitez à me contacter par téléphone  ( 06 16 40 89 83 )  ou à me laisser un message : rosedo22@gmail.com.



   Collectionneur d'ivoire pendant plus de 40ans, j'ai rarement eu l'occasion de pouvoir partager ma passion avec une autre personne . C'est pourquoi j'ai décidé de créer ce site, afin de pouvoir échanger des idées, des avis, des connaissances aussi sur cette merveilleuse matière qu'est l'ivoire .
  Une collection se doit d'évoluer avec le temps, en fonction du goût, de la culture acquise au fil des années, des sensibilités que l'on a développées, des occasions que l'on a eues d'acheter ou d'échanger. Au tout début ,vers les années 1970, naviguant beaucoup sur les côtes africaines , j'avais  des facilités à trouver ces ivoires d'une très belle qualité mais au fini parfois douteux. Au plateau à Abidjan, à Matadi ou à Dakar ou Port-Gentil, l'ivoire occupait une grande place sur les marchés, avec un peu d'argent on pouvait s'offrir une gentille petite pièce, médiocrement travaillée dans un ivoire somptueux.   
  Puis ma navigation changea du tout au tout à la fin des années 70 et m'entraîna vers des contrées bien plus dépaysantes; je découvrai l'Extrême-Orient lors d'une escale à Singapour, j'avais 24 ans , j'étais jeune Lieutenant dans la Marine Marchande française; je courait Chinatown qui n'avait pas encore été détruite et dépensait de petites fortunes pour m'acheter ma première Boule de Canton et mon premier okimono. J'étais si convaincu de ne plus jamais revenir dans ces pays fantastiques que je dépensais presque une solde entière dans l'achat d'ivoires.
   En fait je devais retourner, pour mon plus grand plaisir des dizaines de fois là-bas, au Japon,à Java ou Bornéo, en Thaïlande ou à Taïwan...Pendant presque 10 années je ne terminais pas un embarquement sans passer , vers l'Est, le détroit de la Sonde ou celui de Malacca ou de Karimata, une navigation périlleuse mais exhaltante...De chaque voyage je ramenais un netsuke ou un okimono ou encore un scrimshaw ; tout cela venait grossir ma collection  naissante que j'étoffais également dans les brocantes bretonnes.
  Je me séparais assez vite de ma collection "Africaine" dont je ne gardais qu'un remarquable "visage Bénin"en bronze, acheté en... Ardèche où je passais mes vacances d'été à courir cette région superbe.   Mes goûts s'affinaient et la sensualité qui se dégageait de cette matière éburnéenne ( que ce soit à la vue ou au toucher ) m'amenait à collectionner ,à rechercher de plus en plus des sculptures féminines, des geishas japonaises aux riches drapés du kimono et à la coiffure  toujours très travaillée en passant par le dénuement presque érotique des "femme-médecins" chinoises ou encore  de ces sculptures Indiennes, porteuses d'eau  aux formes si féminines... Bref , aujourd'hui encore je recherche ce genre de sculptures qui mettent si bien en valeur le corps féminin et l'ivoire, lequel valorise l'autre?
  Parallèlement à ces femmes en ivoire, j'avais enrichi ma collection de scrimshaws commencée lors de cette fameuse de Singapour où une vieille femme ,au coin d'une rue de Chinatown, me vendit pour une bouchée de pain un sac plein de dents de cachalot non travaillées. Un grave accident de travail me garda à la maison de longs mois pendant lesquels, pour tromper mon ennui, je m'amusais à graver et sculpter ces dents, je ne savais pas à cette époque ce qu'était un scrimshaw....C'est plus tard que, sympathisant avec un ancien toubib de la Marine Américaine et qui avait travaillé pendant 20 ans à Thulé avec les Inuits, je découvris réellement , à travers sa collection, les merveilles crées par les anciens chasseurs de baleines et de cachalots de New-Bedford dans le Nantucket. Je lui montrais mes propres scrimshaws, créés presque 25 ans plus tôt et il m'offrit quelques petites merveilles que j'ai conservé jusqu'en juin 2015, date à laquelle je fus braqué à mon domicile par trois violents abrutis qui me dérobèrent l'intégralité de ma collection d'ivoires...
Cette même année je passais par les Açores, ne manquant pas au passage de faire un long séjour  sur l'île de Horta et notamment au Peter's café, "la Mecque" du scrimshaw, je photographiais tout, filmais tout et poursuivais par la visite du musée des baleiniers sur l'île de Pico, voisine d'Horta, j'en pris plein les yeux, extasié devant tant de merveilles….A suivre... 



                                                           La naissance du NETSUKE.
 
  Durant la période EDO ( 1615-1867), les anciens styles, techniques et types de sculptures furent conservés et uniformisées. Contrastant avec cet état de choses, des changements majeurs dans la structure sociale du pays se produirent ce qui entraîna l'épanouissement de petites sculptures. Pour la première fois dans l'histoire Japonaise durant cette période EDO, se développa une  bourgeoisie aisée et une classe de riches marchands avec leur propre style de vie.
  Le progrès économique de la bourgeoisie accédant à la richesse entraina l'épanouissement d'une nouvelle forme d'art et de culturequi prit forme d'une manière significative dans toute la société.
  La culture de la classe moyenne pénétra dans tous les domaines de la vie sociale. Par exemple, il était très important d'être habillé " à la mode". La robe japonaise, le kimono, n'avait pas de poche. Ainsi, de petits articles qu'un citoyen élégant se devait de porter sur lui, tel que la pipe ( KIseru-zutsu), la blague à tabac, une bourse, un nécessaire à écrire ( Yatate), une boîte à médicaments ( Inro) , étaient attachés à la ceinture ( OBI) . Ces objets ou Sagamono  étaient considérés comme des bijoux. De plus le NETSUKE ( "ne" : racine; "tsuke":attacher)  qui tenait ces objets à l'aide d'une corde de soie au Obi avait aussi ce statut. Il fut créé principalement en ivoire ou en bois et possédait  un petit tunnel ( Himotoshi) pour le passage et le serrage de la cordelette de soie.
  La version originale du Netsuke, simple et fonctionnelle, évolua avec le temps en une oeuvre d'art. La création d'un grand nombre de netsukes fut réalisée dans un but lucratif par  des sculpteurs Bouddhistes ( BUSSHI). Emergèrent alors des écoles de sculpture d'où sortirent des maître sculpteurs célèbres tel que  TOMIHARU ( 1723-1811) de IWAMI; MITSUHIRO ( 1810-1875 ) de OSAKA ;  HIDEMASA( 1810-1840)  de KYOTO; MASANAO (  1815-1890) de ISE , TOSHIKA  et TOMOTADA , tous deux  de KYOTO . Ils créèrent de petites sculptures dune élégance sans pareil et d'une précision inconnue jusqu'à cette époque. Le Netsuke était né. 


 0.21cm } --> En fonction de leurs formes ils portent des appelations différentes:
 Manju (rond et plein)
 Ryusa (Manju avec 2 faces sculptées et ajourées, voire avec plusieurs faces)
 Kagamibuta (disque métallique entourant une cuvette)
 Hako (forme de petite boite)
 Sashi (forme allongée et étroite)
 Masques
 Katabori (sculpture en rond-bosse, la forme de Netsuke la plus courante)
 Dans tous les cas, leur dimension ne peut excéder 9 cm.
 Les Netsuke sont sculptés dans différents matériaux: ivoire, bois, porcelaine, bronze, laque, corail, corne... 


                                                              La naissance de l'okimono
 
  En fait la naissance de l'okimono est venu de la disparition du netsuke: en effet le netsuke connut l'apogée de son succès à la fin de la période EDO. Cette ascension fulgurante connut ses limites au début de l'époque MEIJI, lorsque le kimono disparut de la scène de la rue. Beaucoup de artistes ,créateurs de netsuke se tournèrent alors vers l'okimono qui connaissait un engouement sans pareil dans le classe aisée de la société japonaise mais aussi et surtout en Occident. Les artistes japonais ayant cotoyé les artistes d'Occident ,ils savaient dorénavant le goût prononcé des ces Occidentaux pour leur travail. Pour satisfaire à l'intérêt que ces artistes japonais portaient à l'art occidental fut créée l'Académie de la technique des arts financées par le gouvernement italien avec des professeurs d'art italiens ( peinture, sculpture et architecture). L'académie des arts de Tokyo fut ouverte en 1889 avec ,entre autre le célèbre sculpteur de netsukes et d'okimonos ISHIKAWA KOMEI ( 1852-1913). L'émergence de la seule mode des okimonos naquit pendant cette période de formation de ces artistes de l'académie de Tokyo.
  Ces créations étaient caractérisées par leurs grandes dimensions ( 15 à 30 cm),faites dans une seule pièce d'ivoire (Ichiboku en opposition à la technique de création Yosegi faite de plusieurs pièces d'ivoire assemblées). Les okimonos conquirent alors le monde entier à travers les expositions de Vienne ( 1871) , New York ( 1876), Philadelphie ( 1876), Paris 1878,1879,1900), Amsterdam ( 1883)  et Londres ( 1910). Le  mouvement de mode appelé "style Japonais " vit le jour à Paris à cette époque et envahit le marché européen. Le but de ces expositions ,organisées par le gouvernement japonais ( notamment celles de Tokyo en 1877,1881 et 1890 ; celle de Kyoto en 1885 et Osaka en 1903) était d'imposer au Monde  l'émergence ,dans le domaine de l'art, de ce pays nouveau.
  Les circonstances favorables firent qu'un énorme "boom" se produisit dans le domaine de la sculpture. Les talentueux artistes et créateurs ne pouvaient fournir l'énorme demande, quand on sait que la création d'un bon okimono peut prendre jusqu'à 3 années!! Le nombres de sculpteurs augmenta continuellemnt. Ils furent rejoints par les sculpteurs d'objets religieux qui avaient perdu leur clientèle du fait de la fermeture de baucoup de temples et de monastères.

  La ville de Tokyo ne comptait pas moins de 500 sculpteurs d'okimonos!! Cela entraina bien évidemment une chute de la qualité des créations jusqu'à aujourd'hui où 80% de ce qui est fait est de très médiocre qualité.


Un peu d’Histoire.
 
 
 Au début de la période HEIAN ( 784- 1185) , la technique ICHIBOKU  ( sculpture faite d’une seule pièce ) était  prédominante. Cependant, vers la fin de cette période, elle fut supplantée  par la technique  YOSEGI ( sculpture faite de plusieurs pièces). Il faut préciser qu’à cette époque les okimonos étaient fait en bois ou en pierre, l’ivoire n’avait pas encore fait son apparition. Ces deux techniques ont perduré jusqu'à la fin de la période Meiji (1868-1912).

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